"C'est encore loin ?" demanda Rémy
d'une voix plaintive alors qu'ils arrivaient, Sylvain et lui, au
terme de l'ascension du pont enjambant l'autoroute.
"On y est presque, on a fait la plus grande partie du chemin." Ils
n'étaient effectivement qu'à un kilomètre environ de leur
destination : le bois Saint-Acaire. Ils étaient partis vingt
minutes plus tôt sur leurs vélos, profitant de cette belle journée
d'été pour aller faire des repérages. Ils avaient l'intention d'y
revenir peu après pour y tourner un court métrage qu'ils voudraient
effrayant. Sans guère plus d'équipement que leur caméra et une
bouteille d'eau, ils avaient bravés le vent qui soufflait pour
l'instant contre eux, les repoussant inlassablement.
Une fois le pont franchi, la descente fût des plus agréables, se
laisser aller tranquillement sans avoir besoin de pédaler leur
procurait une certaine satisfaction. Les longs cheveux blonds de
Sylvain flottaient autour de sa tête tandis que la chemise de Rémy
lui faisait une cape noire, ses cheveux bruns étaient trop courts
pour imiter ceux du grand blond entièrement vêtu de noir devant
lui. Arrivés au bas de la route, pédaler leur sembla plus difficile
encore : le vent, toujours contraire, ne faiblissait pas,
contrairement à leurs jambes.
Ils arrivèrent néanmoins sans encombre jusqu'à l'orée du bois. Là,
ils prirent par un chemin qui coupait la petite forêt en deux
parties, bien que l'une, celle à leur gauche, ne fasse guère plus
de quelques mètres de large. Cet itinéraire présentait toutefois un
net avantage : celui de les couper du vent.
Ils suivirent ainsi la route sur environ deux cent mètres avant
d'atteindre l'"entrée" du bois : un pont de terre qui passait
par-dessus le fossé.
"Propriété Interdite, entrée interdite. Cita Sylvain en désignant
un panneau accroché sur une tige de fer qui maintenait aussi une
chaîne rouillée en travers du chemin.
-Je me disais aussi, c'était trop beau pour être vrai, ça n'existe
plus un bois ouvert à tous. Répondit Rémy en regardant le
panneau.
-C'est pas plus mal si on considère les gens qui pourraient le
polluer. Tu as vu l'état de la chaîne ? A mon avis on est les
premiers à envisager de passer par ici depuis quelques temps.
-Pas sûr, tu vois les traces de pas derrière ?
-Tient, bonne remarque… Tu penses comme moi ?
-C'est-à-dire ?
-On passe par-dessus cette petite chaînette, et on s'enfonce assez
dans le bois pour être invisible de la route.
-Hum… C'est vrai qu'on ne risque pas grand-chose…
Après tout, on ne sera pas nombreux pour le tournage. On devrait
pouvoir passer inaperçu.
Rémy termina sa phrase en regardant Sylvain enjamber l'obstacle,
soulevant son VTT derrière lui. Il soupira devant l'intrépidité de
son compagnon et entama de le suivre. La tâche de passer son vélo
par-dessus la chaîne était plus difficile pour lui, étant moins
grand que son collègue qui l'aida finalement en souriant de ses
difficultés.
Ils avancèrent en marchant à coté de leurs vélos, impossible de
monter dessus sans s'enfoncer dans la boue : il avait plu la veille
et le sol n'avait pas encore totalement séché.
Ils attachèrent leurs vélos à un arbre, à une centaine de mètres de
l'entrée, le chemin qui permettait à peine à deux personnes de
marcher de face avait fait quelques virages et la route n'était
plus visible. Lorsque Sylvain détacha son antivol pour le passer
dans les roues dans deux vélos, Rémy dit juger la précaution
inutile mais ne s'interposa pas, mieux valait prendre des ces
précautions que ce voir subtiliser leurs moyens de
transports.
Ils décidèrent de sortir dés à présent la caméra et se mirent à
avancer au hasard dans le bois, suivant les sentiers naturels que
les arbres avaient laissés entre eux, s'arrêtant parfois pour
imaginer une scène qu'ils pourraient filmer à tel ou tel endroit,
désignant un arbre qui pourrait cacher quelqu'un derrière et jouer
un effet de surprise en apparaissant subitement.
Des arbres comme ça, ils en trouvèrent plusieurs, mais aucun ne
valu celui sur lequel ils tombèrent un peu plus tard, au détour
d'un buisson. Il était gros, comme ils le constatèrent en en
faisant le tour. Pas d'une taille incroyable non plus, mais le plus
volumineux qu'ils avaient vu jusque là. Ils s'y adossèrent cote à
cote pour constater qu'il pouvait les cacher tous les deux
facilement. Fiers de leur découverte, ils en profitèrent pour faire
une pause.
Ils s'assirent donc contre le chêne (car c'en était un), Sylvain
sorti la bouteille d'eau du sac à dos et il commençait à la boire
quand Rémy demanda : "Tu as entendu parler d'une légende sur ce
bois ? Un fantôme qui le hanterai, un mort-vivant… Un
loup-garou peut-être ?
-Non rien du tout, et toi ? Lui répondit Sylvain en lui tendant la
bouteille. Rémy bu une gorgée avant de rétorquer :
-Moi non plus. C'est tant mieux après tout, ça lui en fera une
!
-C'est vrai ! Peut-être les gens penseront à nous en entrant dans
ce bois dans quelques années.
-Ou peut-être que personne n'aura l'idée d'aller se balader dans
une propriété privée en enjambant bêtement une chaîne
rouillée.
Ils éclatèrent d'un rire bon enfant à ces paroles, savourant les
rayons soleil qui perçaient par quelques trouées dans le plafond de
feuilles vertes.
"Vous jouez à cache-cache ?"
Le silence s'abatis sur les deux compères. Ils se relevèrent en
s'éloignant précipitamment de l'arbre avant de se retourner et
constater qu'ils ne voyaient personne. Ils se regardèrent
mutuellement avec l'impression d'avoir rêvé jusqu'à ce que le rêve
redevienne réalité et que la voix revint avec un : "Alors ?" Mais
cette fois, la voix avait une source, un enfant, plus petit qu'eux,
les cheveux longs châtains, il était habillé d'un pantalon et d'une
veste verts kaki. Cette apparition soudaine avait bouleversée les
cinéastes amateurs, si bien qu'aucun ne répondit tout de suite, ce
qui fit grandement sourire leur visiteur. Ce fut Sylvain qui brisa
le silence.
-Désolé d'être entrer… On a bien vu le panneau, mais comme
il n'y avait personne, on s'est dit qu'il n'y avait aucun mal à
venir faire un tour.
-Non, probablement aucun mal. Répondit l'adolescent en gardant son
sourire.
-Nous allons nous en aller… Encore pardon…
Il se retourna alors et, tirant Rémy par le bras, il s'enfonça dans
la verdure. Si ils s'étaient retournés, il aurait vu que celui qui
les avait débusqué n'était plus derrière eux.
Ils marchèrent en silence pendant une dizaine de minutes, suivant
tant bien que mal leurs traces, faisant souvent demi-tour après
avoir constaté leurs erreurs. Ils s'arrêtèrent alors et regardèrent
autour d'eux. Tout ce ressemblait dans une forêt, les mêmes plantes
partout.
-Tu sais où nous sommes ? Demanda anxieusement Rémy
-Je croyais… Mais j'ai un gros doute maintenant.
-Vous êtes perdu.
La voix était celle de l'enfant qu'ils avaient croisé un peu plus
tôt, mais ils eurent beau regarder autours d'eux, ils ne virent pas
trace de lui. C'est donc en l'air que Sylvain demanda : "Et tu sais
comment nous pourrions retourner à la route ?" Seul le silence
répondit au jeune homme. Un silence d'ailleurs trop parfait pour un
bois comme Rémy le lui fit remarquer : "Tu entends ?
-Quoi ? Le gosse ?
-Non… Justement… Il n'y quasiment pas de
bruits…
-Bon sang il est flippant ce bois… Faut qu'on sorte
vite.
-Oui, il faut que sortiez, vite.
La voix était revenue, encore une fois sans source visible. Il n'en
fallut pas plus aux deux compères pour tout à coup prendre leurs
jambes à leur cou.
Du fait de ses longues jambes, Sylvain courait plus vite que Rémy,
mais il s'arrangeait toujours pour que le garçon ne soit jamais
plus de quelques mètres derrière lui, se retournant fréquemment
pour ne pas le perdre. C'est après une de ces vérifications qu'il
manqua d'entrer en collision avec l'adolescent. Il parti dans un
dérapage non contrôlé, et, s'accrochant à un arbre pour s'aider, il
fit demi-tour précipitamment. Il avait évité l'être qui lui
semblait maléfique, mais pour mieux percuter Rémy, lequel se
retrouva propulsé au sol.
Alors que Sylvain s'arrêtait pour aider le jeune homme à se
relever, il vit que leur poursuivant s'approchait doucement, le
sourire aux lèvres. Rémy regarda tour à tour le garçon menaçant et
son ami avant de lui dire d'une voix désespérée : "Laisse moi ici,
je te ralenti, cours vite !
-Ne dit pas n'importe quoi, on n'est pas dans un film de Série B !
Relève toi et cours !
Le grand blond attrapa le col de la chemise de son collègue et le
souleva pour ensuite le pousser devant lui en se remettant à
courir. Lorsqu'il se retourna quelques secondes plus tard, le gamin
souriant avait disparu.
C'était maintenant Rémy qui courait désespérément en avant, il ne
regardait pas en arrière, il était de toutes façons certain que
Sylvain arrivait à le suivre sans grands problèmes. Il avançait
toujours tout droit, selon toutes logiques, ils arriveraient
forcément à sortir du bois comme ça. Il se répétait cela quand il
entendit que des pas se rapprochaient derrière lui.
"Je suis désolé, je peux pas courir plus vite…" Dit-il sans
se retourner d'une voix d'où perçait de désespérément.
"Aucune importance." Lorsqu'il entendit cette réponse, Rémy se prit
les pieds dans une racine et roula au sol sur quelques mètres, son
cœur avait manqué un battement. Avait-il bien entendu ? Celui
qui lui avait parlé n'était pas Sylvain… Mais le gamin
bizarre… Et ce gamin, il avançait maintenant vers lui, son
sourire ne le quittait pas. Rémy recula jusqu'à se retrouver adossé
à un arbre, et au pied du mur, ou plutôt du l'arbre, il ferma les
yeux. Il n'osa plus les rouvrir, contre l'arbre, il attendait
quelque chose, il ne savait même pas quoi, mais il attendait. Son
cœur faisait des bons dans sa poitrine, il ne bougeait
plus.
"Réveilles-toi, il faut rentrer." Cette voix… Cette fois,
c'était bien celle qu'il attendait. Il inspira profondément avant
d'ouvrir les yeux. Sylvain était là, devant lui, tout sourire, la
camera à la main.
"Je sais bien qu'il fait bon, que dormir dans une forêt est très
agréable, mais ce n'est pas une raison pour y passer la nuit.
-Et le gosse ? Où il est ? Demanda Rémy d'une voix pleine
d'angoisse.
-Un gosse ? On est tout seul dans ce bois mon vieux, je crois que
t'as fait un cauchemar, je ne sais pas comment t'as fait en 30
secondes de sommeil, mais t'as rêvé.
-Mais c'est impossible… Il jeta des regards anxieux autour
de lui, ils étaient revenus au gros chêne. Revenus ? Etaient-ils
seulement partis ? Allons-nous en. Articula-t-il
difficilement.
-C'est ce que je te proposais à l'instant, mais pour ça il faudrait
d'abord que tu te lèves.
Rémy se leva donc, s'épousseta rapidement, puis suivi docilement
Sylvain sans cesser de regarder autour de lui.
"La caméra !" s'exclama-t-il soudain. Le grand blond se retourna
vers lui avec un air interrogateur pendant que Rémy continuait :
"Tu ne l'a pas éteinte n'est-ce pas ? Alors donne là moi !" Sylvain
obéit sans se poser de questions avec un air blasé. Il était
habitué aux brusques sautes d'humeur de son ami. Pendant ce temps,
celui-ci visionnait les quelques minutes de film qu'ils avaient
emmagasinés. Il n'en croyait pas ses yeux, au moment où l'enfant
démoniaque devait apparaître, près du gros chêne, il n'y avait
rien. Sylvain avait fait un tour d'horizon puis l'avait simplement
réveillé. Du gamin, aucune trace. Il rendit la camera à son
compagnon, plus désorienté encore après avoir visionné les images.
Avait-il vraiment rêvé leur fuite dans la forêt ?
Ils arrivèrent rapidement jusqu'aux vélos, sans se tromper de
chemin, alors Sylvain enleva son antivol et se retourna vers lui.
Il le jaugea du regard et lui demanda en souriant :
"Eh bien, tu t'es roulé par terre ? J'imagine déjà la tête que va
faire ta mère quand elle te verra couvert de boue." Sur quoi il
prit son vélo et entama le retour à la civilisation. Rémy n'avait
pas bougé. Les bras le long du corps, il se remémorait ses deux
chutes dans la forêt, lors de son rêve. Á aucun autre moment il
n'était tombé.
Voyant son collègue s'éloigner, il se ressaisit, attrapa son vélo,
et pressa le pas pour le rejoindre. Il ne jeta qu'un coup
d'œil derrière lui juste avant de passer par-dessus la chaîne
rouillée. Ce coup d'œil le laissa plus effrayé que jamais, il
aurait juré avoir vu le gosse lui sourire entre deux arbres, mais
le temps d'un clignement des yeux, il avait disparu. Il n'en pédala
que plus vite pour repartir.
Propriété Privée posté le mardi 07 juillet 2009 21:00
Ploc Ploc Ploc posté le vendredi 29 août 2008 11:13
A l’âge de neuf ans, mes parents m’ont offert
un superbe labrador blanc pour noël. Ce labrador, je ne
l’ai plus. Je l’ai perdu dans des circonstances
extrêmement bizarres. Je vais vous raconter de la
façon dont je l’ai vécu.
J’avais douze ans à cette époque, le chien que
j’avais baptisé Rocky en avait environ 1 et demi. Il
avait pris depuis longtemps l’habitude de dormir dans ma
chambre, juste son mon lit. Et à cette époque,
j’avais une mauvaise habitude que j’ai perdu depuis :
je laissais toujours traîner ma main dans le vide, à
quelques centimètres du sol. Rocky avait donc pris une
habitude qui y est lié : il me léchait toujours la
main dés qu’elle tombait devant son museau.
Je suis rentré de l’école vers 17 heures, comme
d’habitude, une journée comme les autres. Je rentre
toujours seul de l’école, elle n’est
qu’à 5 minutes à pied et j’étais
bien assez grand pour faire ce chemin.
Mais une chose différencia cette journée des autres.
En rentrant, il n’y avait aucun bruit dans la maison. Mes
parents étaient toujours là quand je rentrais
d’habitude. Je les ai donc cherchés dans toute la
maison, Rocky me suivait en sautant partout autour de moi.
Je trouvais la raison de leur absence bien en évidence sur
le frigo, un grand papier y était accroché sur lequel
était écrit : « Nous sommes partis voir ton
grand-père à l’hôpital, ce n’est
probablement rien de grave mais nous rentrerons tard ce soir. Tu as
de quoi manger dans le micro-onde, il te suffit d’appuyer sur
ON. Bonne appétit et bonne nuit, à demain. »
C’était signé : « Tes parents.
»
C’était une bonne nouvelle, une soirée
entière sans les parents !
J’en profitais donc au maximum, passant la plupart de mon
temps devant la télé. Je suis juste sorti une dizaine
de minutes pour aller promener Rocky qui sautait encore dans tous
les sens. Cette balade le calma vite et il se coucha à mes
pieds pendant que je regardais les idioties de la
télé.
Vers 22h, j’allais me coucher. Le film que j’avais
commencé m’ennuyait et il était trop tard pour
en commencer un nouveau. Comme d’habitude, le temps que je me
mette en pyjama, Rocky c’était couché sous le
lit et je ne le voyais déjà plus.
Je me couchais et laissait pendre ma main, Rocky la lécha
allégrement dés qu’il la vit. Je
m’endormi rapidement et fit un merveilleux rêve.
Vers minuit, j’ouvris les yeux. Rocky se mi à me
lécher la main, sans doute avait-il senti que je
m’étais réveillé. Mais ce qui
m’avais réveillé, je n’en avais aucune
idée. J’avais juste un mauvais
pressentiment.
Dans le silence de mort qui régnait on entendait très
bien le bruit de la langue du chien contre ma main. Mais un autre
son perçait : un Ploc Ploc Ploc régulier, comme de
l’eau qui coule goutte à goutte.
Je me levais tranquillement, sans allumer la lumière, et je
me dirigeais vers le couloir. Rocky resta sous le lit,
sûrement s’était-il déjà
endormi.
Ploc Ploc Ploc
Le bruit était des plus effrayant, je me disais que ce
n’était qu’un robinet mal fermé, mais le
mauvais pressentiment que j’avais ressenti était de
plus en plus fort.
Ploc Ploc Ploc
J’ouvris la porte et entrais dans le couloir pour chercher
l’origine du bruit, il venait de la gauche.
L’opposé de la salle de bain.
Ploc Ploc Ploc
Ce n’était peut être que le robinet de la
cuisine. J’avançais donc dans cette direction et
entrais dans la pièce.
Ploc Ploc Ploc
Le bruit était de plus en plus fort au fur et à
mesure que j’avançais. Mais il ne venait pas de
l’évier.
Ploc Ploc Ploc
Un coup d’œil dehors m’appris que mes parents
n’étaient toujours pas rentrés.
Ploc Ploc Ploc
Le bruit venait de la pièce à coté de la
cuisine, le sellier.
Ploc Ploc Ploc
J’avançais donc dans cette direction, poussais la
porte et entrais.
Ploc Ploc Ploc
Le bruit était de plus en plus fort. Il venait du grand
placard.
Ploc Ploc Ploc
J’avançais vers l’armoire et avec une petite
hésitation, en ouvrit la porte.
Ploc Ploc Ploc
Ce que je vis me liquéfia d’horreur : mon chien, Rocky
était pendu la tête en bas, la gorge tranchée.
Et ce Ploc Ploc Ploc régulier, c’était le bruit
de son sang tombant goutte à goutte dans une mare
déjà bien remplie.
Mes parents rentrèrent quelques minutes plus tard et me
trouvèrent toujours devant le cadavre de mon chien,
pleurant, tremblant de tous mes membres. Ils appelèrent la
police et firent changer toutes les serrures de la maison, ils
remplacèrent même certains vitrages pour en mettre de
plus épaisses.
La police ne trouva rien qui pouvait mener à un coupable.
Mais le pire, ce n’est pas d’ignorer qui a tué
mon chien, mais plutôt que j’ignore toujours ce qui me
léchait la main sous mon lit.
Fin
Les lycans de la cathédrale posté le lundi 07 juillet 2008 23:29
Mais qu’est-ce que je suis venu foutre dans cette
galère ? C’était la pensée
qu’avait en tête Jean alors qu’il était
caché derrière une des colonnes de la gigantesque
cathédrale.
C’était un lieu peu propice pour se balader, mais il
avait fallu que Jean entre dans l’église colossale, et
sa devait être le jour –ou plutôt la nuit
–où une délégation de lycans s’y
retrouve.
Qui aurait l’idée de venir dans une cathédrale
une nuit de pleine lune ? Seul Jean pouvait le faire, lui qui
était un simple lycéen en manque de sensation forte.
Tout ça à cause d’un pari stupide. Le jeune
homme n’avait jamais su refuser un quelconque défi et
mal lui en pris cette fois-ci.
Alors qu’il se lamentait en silence, l’une des
bêtes passa soudain juste à coté de lui et
s’arrêta à sa hauteur, elle semblait ne pas
l’avoir vu pour l’instant. Le loup-garou regardait en
direction de la porte entrouverte, se demandant surement si elle
était comme cela lorsqu’il était entré
plus tôt dans la nuit.
Jean allait se glissait le plus silencieusement possible sur le
coté de la colonne, pour que le lycan ne le voit pas
lorsqu’il retournait auprès de ses
congénères, mais alors qu’il posait
tranquillement sa main, le loup-garou tourna la tête
doucement pour finalement le regarder droit dans yeux. Il sembla
à Jean que la tête de l’homme-bête
souriait, mais il ne voulu pas prendre le temps de s’en
assurer.
Il sauta littéralement sur le coté, et se releva en
patinant sur le carrelage de la cathédrale. Le lycan ne
s’était pas encore mis à courir pour le
rattrapait, mais Jean ne doutait pas que le moment de la course
poursuite n’allait pas tarder. Seulement le moment ne vint
pas, le loup-garou émit un bruit qui ressemblait vaguement
à un rire, mais il ne bougea toujours pas.
Jean aperçu une porte un peu plus loin, il couru vers elle,
dans l’intention de se réfugier dans la salle en
attendant peut être du secours. Mais dés qu’il
fut à quelques mètres de l’ouverture, deux
autres lycans apparurent dans l’encadrement.
Jurant entre ses dents, Jean changea de direction, mais partout
où il allait, les loups-garous lui barraient la route. Le
garçon courait maintenant complètement au hasard, il
était terrifié, il ne s’apercevait même
pas qu’il tournait en rond depuis une dizaine de
minutes.
Lorsqu’il lui fut évident qu’il était
prisonnier, il se laissa tomber à genou sur le sol,
attendant tranquillement que les lycans, qui ne semblait pas le
moins du monde pressés, se rassemblent en rond autour de
lui.
Aucun d’eux ne parlaient, Jean doutait même
qu’ils en soient capable. Mais ils communiquaient
actuellement par simples signes, des signes précis de la
main que chacun des loups-garous semblait comprendre
parfaitement.
Alors que Jean avait complètement perdu espoir, alors
qu’il sanglotait doucement, à genou, la tête
à quelques centimètres du sol. Un grand homme
vêtu d’une cape rouge sang sembla descendre directement
du plafond, pour se camper juste devant le jeune homme en pleur. En
même temps, deux flèches semblèrent
apparaître entre les yeux des loups-garous les plus
proches.
- Lève-toi vite ! Il ne fait pas que tu restes là !
Hurla l’homme à Jean.
Ce dernier obéit directement et sans poser de questions.
Entre temps, 4 autres flèches avaient été
tirés entre les yeux d’autres lycans, laissant un
passage jusqu’aux grandes portes. Le guerrier au manteau
rouge avait sortit un glaive et s’était
déjà engagé dans le passage, tranchant presque
nonchalamment les quelques bêtes qui tentèrent de
l’approcher.
Jean le suivait de près, surveillant de son mieux leurs
arrières. Ce qui ne l’empêcha pas de prendre une
vilaine griffure sur le bras.
Lorsqu’ils atteignirent la porte, l’homme au manteau
rouge tendit une dague d’une trentaine de centimètres
à Jean et le poussa à
l’extérieur.
Le jeune homme se retourna directement, et il faillit
s’écrouler lorsqu’un lycan lui sauta à la
gorge. Mais une flèche atteignit le loup-garou sur le flan,
le faisant basculer sur le coté et manquer Jean. Il leva la
tête pour voir d’où venait la flèche, et
il eut la surprise de voir un autre des hommes en manteau rouge qui
tirait des flèches en rafale, ne manquant jamais sa cible.
Le plus étonnant était que cet homme volait à
environ 3 mètres du sol.
Jean leva le bras en remerciement, ne voulant plus se poser de
questions. Il était devant le parvis d’une
cathédrale, avec des loups-garous aux trousses qui se
faisaient abattre par des hommes volants. L’heure
n’était pas aux interrogations.
Il s’élança dans les rues, espérant que
les hommes volants bloqueraient les loups-garous assez longtemps
pour lui permettre de s’enfuir.
Il sembla que les loups-garous étaient bien retenu, Jean pu
courir jusqu’à une avenue par laquelle beaucoup de
voitures passaient, il espérait que les lycans auraient le
bon sens de ne pas l’attaquer en public. Aussi resta-t-il
assis sur un banc pendant une demi-heure, regardant autour de lui
pour vérifier qu’on ne l’épier pas dans
l’ombre.
Ce ne fut que lorsqu’il fut bien sur de ne pas être
suivit qu’il traversa l’avenue pour se diriger vers sa
maison, la dague toujours passée dans sa ceinture mais
cachée au maximum dans ses vêtements.
Mais, au détour d’une ruelle, alors qu’il
n’était plus qu’à un kilomètre
environ de chez lui. Une ombre passa rapidement sur le mur à
sa droite. Il n’y accorda pas d’importance, mais le
phénomène se renouvela quelques secondes plus tard,
et l’ombre semblait avoir grandie.
Il se mit alors à courir comme un dératé,
maudissant les hommes en rouge qui avaient laissé
s’échapper une des bêtes.
Il couru ainsi une bonne vingtaine de minute, mais l’ombre
passait à chaque fois qu’il s’arrêtait
pour respirer. Le loup-garou n’était pas encore
apparu, mais Jean ne doutait pas que s’il se retournait,
l’animal serait juste derrière pour le tuer d’un
coup de dent. Aussi ne se retourna-t-il pas tout au long de sa
course effrénée.
Mais il n’en pu bientôt plus, il était
tombé plusieurs fois et ses habits étaient en mauvais
état, il n’avait plus de souffle et ne sentait plus
des jambes, il ne courait quelques mètres qu’à
grand peine.
Il s’arrêta donc dans un renfoncement, essayant de
calmer sa respiration pour ne pas se faire repérer.
C’était peine perdu et il s’en doutait, il
sortit la dague pour au moins mourir en se battant, et se tint
prêt à lutter.
L’ombre apparu, elle était gigantesque sur le sol, et
de l’emplacement où il était, Jean ne pouvais
en voir qu’une partie, il n’en décelait pas la
forme. L’ombre grandissait de plus en plus, et le cœur
du garçon accélérait au rythme des pas de
l’animal. Il était mort de trouille, sûr de sa
mort prochaine.
Lorsqu’il fut évident que le loup-garou
n’était plus qu’à quelques mètres,
Jean sortit dans sa cachette en criant
désespérément, levant la dague pour
l’abattre violemment sur la silhouette face à
lui.
Mais son bras fut bloqué d’une main, et il se
retrouva, en une seconde à peine, aplatit au sol avec sa
propre dague sous la gorge.
Un rire éclata dans son dos et la dague
s’écarta de son cou tendit qu’une voix
lançait :
-Tu as du souffle petit, mais tu cours n’importe comment ! Et
tu devrais faire attention, tu aurais presque pu me blesser !
Jean reconnu la voix et se releva d’un bond, se confondant en
excuses devant l’homme à la cape rouge sang.
Quelques jours plus tard :
Jean était allongé sur son lit, des valises
étaient entassées à ses pieds.
Des hommes vêtu comme son sauveur d’il y a quelques
jours étaient en train de s’entretenir avec sa
mère. Il allait bientôt devenir un disciple de ces
guerriers en rouge, il allait bientôt devenir un membre de
l’Armée Sans Nom.
Fin
Vraiment désolé pour cette longue absence, j'étais un peu en manque d'inspiration. Je vais essayer d'augmenter un peu mon rythme, me remettant sérieusement à mon roman pour vous en delivrer la suite bientôt.
L'Armée Sans Nom - Livre I : L'Elu de la Terre posté le lundi 19 mai 2008 22:07
Voilà, après des siècles d'attente,
voilà enfin le début de ce qui sera mon roman
dés que j'aurais le temps de l'écrire
complètement 
Ceci est le premier chapitre, je mettrais sûrement le deuxième et -peut être- le troisième sur ce blog, pour le reste, je regarderais, je vous tiendrais au courant bien sûr !
Bon, sur ce, bonne lecture
L'Armée Sans Nom
Livre I : L'Elu de la Terre
Chapitre I :
Thomas longeait la petite rivière qui passait dans les bois, derrière sa maison. Il aimait se balader dans ce coin de la petite forêt, il n’y passait personne d’autre que lui mis à part quelques animaux effrayés par la présence humaine du jeune garçon.
Son téléphone sonna soudain, qui pouvait bien l’appeler ? Il n’avait pas beaucoup d’amis au lycée qu’il fréquentait, et son numéro de téléphone était quasiment inconnu.
Tout en sortant l’objet de sa poche, il s’assit, le dos contre un chêne centenaire, l’un des plus gros arbres du bois. Ce n’était que les informations classiques que l’on recevait plusieurs fois par mois, et qui ne faisait que vous faire espérer l'arrivée d’un ami.
Le contact du bois dans son dos lui faisait du bien, il se sentait renaître, comme à chaque fois qu’il faisait cette balade. Même si il était plus crispé qu’à son habitude, sûrement le résultat d’une semaine d’interrogations dans toutes les matières possibles et imaginables.
Il se releva doucement, il allait bientôt être l’heure du déjeuner et ses parents n’appréciaient pas qu’il soit en retard.
Mais un mouvement dans un fourré à quelques mètres de lui l’intrigua. Quel animal pouvait être aussi peut discret ? La réponse arriva d’elle-même quelques secondes à peine plus tard : une sorte de lutin, muni d’une dague à chacun de ses 4 bras musculeux sorti en trombe de sa cachette et sauta au coup du pauvre Thomas.
Celui-ci eut heureusement un reflex inattendu : il sauta à terre dans une roulade parfaite. Mais il tomba sur une racine qui le fit souffrir atrocement, son T-shirt vert avait maintenant un gros trou au niveau de la hanche gauche. Comment expliquer cette percée à sa mère ?
Il n’eut pas le temps d’y réfléchir, le drôle de lutin s’était déjà retourné et s’apprêtait à sauter sur le dos de sa victime enfin relevée. Mais la bestiole ne s’attendait pas à ce que cette victime lui attrape le bras supérieur droit et l’envoi s’écraser au sol quelques mètres plus loin.
Thomas aurait pu continuer le combat, une des dagues était maintenant à ses pieds, tandis qu’une autre avait été projetée quelque part dans un amas de feuilles mortes. Mais il estima cette bagarre trop dangereuse, le lutin avait toujours l’avantage au niveau des armes comme de la vitesse.
Aussi le jeune homme se mit-il à reculer lentement, sans quitter son adversaire des yeux. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsqu’il sentit une pointe lui entailler le dos. Il se retourna brusquement et tomba nez à nez avec un jumeau du premier lutin, le même teint verdâtre, les mêmes dents pointues, les mêmes petites oreilles effilées.
Soudain, ses yeux s’agrandir, une terreur sans nom les habitaient. Thomas n’osa pas se retourner, mais il sentait un souffle chaud lui caresser la nuque, et vu la puissance du souffle, l’animal dans son dos devait être infiniment plus grand que ses petits adversaires.
Alors qu’il déglutissait difficilement, le lutin disparut de son champ de vision. Cela n’avait duré que le temps d’un clignement d’œil, une ombre était passée, et soudain, il n’y avait plus eut les grands yeux effrayés.
-Retourne toi, n’ait pas peur.
Thomas ne réagi pas tout de suite, prenant son temps pour se retourner. Lui qui croyait être complètement seul dans ce bois, voilà qu’il venait se trouver face à deux petits ennemis, et face à lui, un gigantesque dragon se dressait, la tête haute, le lutin dans la gueule.
En pleine guerre posté le samedi 17 mai 2008 13:37
Lorsque Plisro arriva enfin sur le lieu de la bataille, celle-ci avait commencé depuis plusieurs heures. De nombreux corps jonchaient le sol, à moitié piétinés et couverts de sang.
Malgré la quantité de mort, l’étendue des armées qui s’étendaient dans la vallée était impressionnante, de la colline où lui et son dragon venait d’atterrir, Plisro voyait distinctement les orcs brandissant massue et lourdes épées s’élancer comme une vague gigantesque vers l’autre armée, composée d’hommes et de femmes en grand manteau rouge sang. Apparemment, une vague orc venait d’être détruite, il ne restait que quelques bêtes en train d’être achevée, mais la prochaine vague suivait.
Les guerriers en rouge se mirent en rang, couvrant une centaine de mètre, tout en formant 4 solides rangés. Ils ne bougèrent plus jusqu’à ce que les ennemis soient à moins de 10 mètres, à ce moment là, la première ligne leva les paumes comme un seul homme, et des nuées de feu sortirent, brûlant atrocement les adversaires. Lorsqu’ils semblèrent à cour d’énergie, cette ligne se recula pour passer dernière et les guerriers de la seconde sortirent leurs épées. Ils s’élancèrent dans un grand cri de guerre, bientôt suivit des deux dernières lignes. Cette attaque anéantie rapidement la plupart des monstres, même si les pertes des humains n’étaient pas négligeables.
Soudain, un homme parmi ceux qui avaient lancé les boules de feu leva la tête et regarda Plisro droit dans les yeux avant de pousser un cri puissant. Tous tournèrent la tête vers lui et Plisro regarda derrière lui. Des dizaines de dragons attendaient patiemment, chevauchés par de puissants combattants.
Plisro remonta prestement sur son dragon et leva la main droite. Tous ces guerriers semblèrent retenir leur souffle, jusqu’à ce que la main se baisse. Alors, ils s’élancèrent dans la bataille, provoquant un cri d’effroi parmi les orcs.
Liana leva les yeux lorsque l’un de ses coéquipiers cria qu’ils étaient arrivés. Elle voyait distinctement un grand guerrier aux cheveux long et blond, habillé d’un long manteau rouge sang, comme eux même. Elle poussa un petit cri de triomphe, ils n’espéraient pas remporter la victoire sans l’aide de leurs maîtres. L’homme monta sur son dragon et elle pu assister à l’attaque des puissants combattants, ils étaient réellement effrayants, sur leurs grands dragons rugissants, semblables à de grands fauves munis d’ailes et couverts d’écailles et de pics.
Liana se leva soudain, prise d’une force nouvelle, elle sortit son épée et s’élança dans la mêlée. Elle tua plusieurs orcs, décapitant et plantant tout ennemi se trouvant sur son passage. Mais elle fut soudain frappée par derrière, elle tomba au sol et s’évanoui.
Lorsqu’elle se réveilla, elle était étendue sur un lit de camp. Les odeurs de la bataille, le sang, le feu, emplissait toujours ses narines. Le grand blond qu’elle avait vu sur le colline se tenait à son chevet, il semblait rêver tout éveillé.
Elle s’assit et inclina légèrement la tête en signe de respect lorsque le guerrier la regarda. Un sourire apparu sur les lèvres de l’homme et il prit la fille dans ses bras.
-Tu m’as fait une de ces peurs petite sœur !
-Je suis désolé… Je crois que je ne suis pas prête à me battre au corps à corps contre trop d’ennemis finalement.
-Tu es trop pressée, ton apprentissage ne fait que commencer, soit patiente. Tu m’excuseras, j’ai beaucoup de chose à faire en prévision de la prochaine bataille. Au revoir !
-Au revoir.
Liana se recoucha, elle était heureuse que son frère se soit un peu occupé d’elle, il était le chef de l’Armée Sans Nom et il était très occupé. Il avait fait ses preuves très jeunes et avait donc passé son temps à s’entraîner, à étudier, ou à se battre, pour finir par devenir le grand chef, mais même lui n’avait toujours pas réussi à trouver le nom perdu. Elle sourit à cette pensée, elle avait rejoins une armée secrète dont le nom était inconnu, et personne n’avait dénié en chercher un, prétendant qu’elle en avait déjà un, mais qu’il avait été perdu car il était trop dangereux de connaître le véritable nom de quelqu’un. Mais il était connu que beaucoup de personnes cherchaient à le retrouver, ne serait-ce que pour pouvoir se nommer.
Elle se rendormi, elle était fatiguée, et sa tête la faisait souffrir.
Lorsque Plisro entra dans la tente de l’Etat Major, des applaudissements s’élevèrent, félicitant l’intervention victorieuse du jeune chef. Celui-ci leva une main pour faire taire les félicitations et il dit d’une voix forte :
-Ce n’est pas moi seul qui nous ai fait remporter cette victoire, c’est l’armée entière qu’il faut féliciter. De plus, nous n’avons remporté qu’une petite bataille, j’ai vu, à mon arrivée, l’étendue de l’armée des orcs. Elle s’étend jusqu’à l’horizon.
Un frisson parcouru les personnes autour de la grande table de bois, personne n’avait imaginé une telle armée.
La lumière resta allumée dans la tente pendant une grande partie de la nuit, les grands commandants discutèrent longuement sur leur tactique avant d’aller reprendre des forces.
Le lendemain, Plisro retourna sur la colline par la quel il était arrivé la veille. Le lieu du combat était jonché de cadavres ensanglantés, on ne pouvait pas reconnaître l’ennemi de l’ami. Le chef de l’Armée Sans Nom regarda la vallée avec un air désolé, une main sur le cou de son magnifique dragon.
Soudain, il aperçu un petit groupe d’orcs qui s’avançaient vers le milieu du champ de bataille, un drapeau blanc flottait au dessus de leur tête. Plisro enfourcha son dragon et s’élança vers le campement de son armée.
-Kari et Junir, vous m’accompagnez. Méliro, tu veilles sur le camp en notre absence.
A ces mots, une femme brune d’une trentaine d’année et un homme blond du même âge sortirent de la tente de l’Etat Major et enfourchèrent deux des dragons restés couchés devant l’entrée.
Ils s’envolèrent ensemble pour atterrir à quelques mètres de la délégation ennemie. Ils descendirent de leur monture et s’avancèrent à pied, sur leurs gardes malgré le drapeau blanc, signe de paix.
-Je vous salut, je suis Keiro, le grand général du clan des Korius, dont tu vois l’armée derrière moi.
-Bonjour général, je suis moi-même Plisro, le chef de l’armée adversaire. Dit l’intéresser avec un sourire. Que voulez-vous ?
-Juste vous proposer de vous rendre, cela se fait entre gens civilisés. Nous sommes grandement supérieur en nombre, et nos renforts viennent juste d’arriver.
Juste au même moment où l’orc prononçait ses mots, un cri strident retentit derrière les collines où se terraient les orcs. C’était un cri de rage, inhumain. Probablement venu d’une bête de plusieurs mètres d’envergure.
Les compagnons de Plisro jetèrent un regard effrayer vers la source du bruit, mais le jeune chef se contenta de faire un petit sourire.
-A bientôt sur le champ de bataille, j’espère que vous serez des adversaires à la hauteur.
Sur ces mots, il remonta sur son dragon et s’envola vers le camp. Une fois arrivé, il entra directement dans la tente de l’Etat Major, ses généraux étaient tous là, sans doute avertis mentalement par Kari et Junir.
-J’imagine que vous avez tous entendu ce bruit. Ils acquiescèrent tous sans un mot. Dans ce cas, je vous conseil de vous en inquiéter. Ce bruit venait d’un dragon, un dragon noir. Une lueur d’effroi passa dans yeux de la plupart des hommes et femmes présents, mais Plisro continua sans y faire attention. Ces bêtes sont fortes, mais pas autant que nos dragons, nous en viendrons vite à bout. Mais ce qui m’inquiète, c’est leur nombre : le chef des orcs semblait sur de lui, peut être des centaines de dragons nous attendent, prêts à nous tailler en morceau.
-Et que compte tu faire si c’est le cas ?
C’était Méliro, un homme d’un certain âge à la carrure d’athlète et aux cheveux blancs pour la plupart qui avait parlé, Plisro ne répondit pas tout de suite, semblant réfléchir intensément. Il fini par sortir, sous les yeux ébahis des soldats :
-Dans ce cas, je crois que notre heure sera venue.
Il sortit de la tente sans attendre aucune réponse, et se dirigea vers la tente de l’infirmerie où sa sœur était encore placée.
-Alors, tu te sens mieux ?
-Je pense que oui, me laisseras-tu participer à la prochaine bataille ?
-Tu penses en avoir la force ?
-Bien sur que oui, pour qui me prend-tu ?
-Pour une fille trop courageuse, non tu ne participeras pas à la bataille, tu es encore trop faible.
Il dit cette phrase non sans une pointe d’humour, puis il sortit sous le regard dépité de sa sœur.
Il monta sur un grand rocher et appela assez fort pour que la plupart des hommes entendent.
-Que tous ceux en état de se battre s’approchent.
Quelques minutes plus tard, plusieurs centaines de guerriers étaient à ces pieds, le fixant intensément.
-Je dois vous prévenir, nos ennemis sont puissants, nombreux, et ils possèdent des dragons. Nous ne sommes que quelques centaines, et très peu d’entre nous ont des dragons. Je dois savoir si vous serez prêts à vous battrent jusqu’au bout, défendant notre liberté ainsi que celle de la terre entière, où si je dois prévenir nos ennemis que nous nous rendons. Alors, la guerre ou la défaite ?
Il avait fini sa phrase en criant, et son discourt eut l’effet escompté, des centaines de voix s’élèvent simultanément, clamant : « La guerre, la guerre ! »
-Dans ce cas, je veux 300 volontaires pour être en premières lignes, une centaine d’autre juste derrière pour les soutenir, et le reste des hommes en retrait, ils chargeront à mon commandement ou à celui d’un des généraux. Quand aux dragons, je les commanderais, nous resterons dans le camp au début, mais à la cinquième minute de combat, nous chargerons, par les airs, par les cotés, par tous les endroits possible. Et nous les anéantirons !
Des cris s’élevèrent de toute part, ils devaient s’entendre de l’autre coté du camp des ennemis. Au moins peut être cette agitation aurait l’effet de les effrayer.
Ce fut une journée et une nuit mouvementée, les bruits des pierres à aiguisée frottants sur les lames d’aciers résonnaient sans cesse, alors que des ronflements se faisaient entendre dans beaucoup de tente. Ainsi que dans celle de Plisro.
Dés les premières lueurs de l’aube, les guerriers demandés étaient en place. Ils avaient même dut forcer certains hommes à rester derrière, tout le monde voulant être en première ligne, prêts à affronter les ennemis.
Plisro décida qu’il resterait sur une colline en surveillant la bataille, et qu’il rejoindrait les dragons le moment venu.
Lorsque les orcs se montrèrent enfin, un cri s’éleva dans les rangs de l’Armée Sans Nom, le cri fut bientôt suivit par d’autres plus forts encore. C’était des cris de rage, les guerriers semblaient prêts à tout pour en finir avec leurs ennemis. Mais certains restaient silencieux, ayant aperçu les dragons noirs, en tous points semblables à leurs congénères du bien, mis à part leur couleur sombre et leur soif de sang.
Un homme s’avança un peu devant les rangs de l’armée en rouge, il leva son épée, toute l’assemblée semblait retenir son souffle. Et enfin, l’épée s’abaissa.
Les guerriers des 2 armées s’élancèrent, leurs armes levées, en poussant de grands cris de guerres.
Ils se rencontrèrent au milieu de la vallée, et le temps sembla s’arrêter. Des corps volaient, parfois des hommes poussés par la force surhumaine de leurs ennemis, souvent des orcs propulsés par les pouvoirs des guerriers Sans Nom.
De la colline, on avait du mal à distinguer les différentes armées, seul des capes rouges noyées dans les muscles bruns laissaient croire que des hommes subsistaient.
L’heure était venue. Plisro monta sur son dragon, et avança vers l’armée de soutient. Il passa à toute vitesse devant les premiers rangs, l’épée levée. C’était le signal. Tous les hommes s’élancèrent ensemble pour être à la vue des orcs. Ils étaient tous munis d’un arc, et lorsque 3 rangs stoppèrent sur la colline, les tirs fusèrent vers le gros de l’armée ennemi. Les archers sortirent immédiatement leurs épées et foncèrent dans la bataille.
Plisro continua son chemin, espérant que le soutient tiendrait un certain moment, les dragons allaient faire leur entrée. Il les rejoint donc et se plaça directement devant les hommes.
-Allons y, soyez digne, vous combattez pour la liberté !
Tous les hommes poussèrent un cri de guerre, et les dragons s’élancèrent dans les airs.
Les visages effrayés des orcs provoquèrent un sourire sur le visage de Plisro, ses fidèles compagnons crachaient du feu sur les endroits où les hommes de l’armée Sans Nom étaient absents. Les rangs ennemis s’éclaircissaient peu à peu.
Mais bientôt, un autre souci arriva, sous la forme d’une vingtaine de dragons noirs gigantesques. Mais ces adversaires ne tinrent pas longtemps face à la rage des dragons qui accompagnaient les hommes.
La bataille dura ainsi plusieurs jours, se prolongeant jusqu’une partie de la nuit. Et enfin, il ne resta plus d’orcs. Les quelques survivants s’étaient enfuis, et la plupart des déserteurs furent tout de même décimés par les dragons.
La bataille semblait gagnée, mais Plisro avait le cœur lourd : ils avaient perdus plusieurs centaines d’hommes dans cette guerre, et aussi bien trop de dragons.
De plus, la Terre était encore recouverte de clans d’orcs, de gobelins, et de beaucoup d’autres êtres de ce genre. La guerre était loin d’être terminée.
Quand l’Elu se présenterait-il enfin ?








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